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 Biographie

 

Aymé Kunc est né à Toulouse le 20 janvier 1877, dixième d'une famille de douze enfants (dont l'ainé, Pierre, élève à l'école Niedermeyer, s'illustra comme organiste ou maître de chapelle dans diverses églises parisiennes).
Son père, Aloys (1832-1895), Bachelier es lettres en 1849, a participé à la restauration de la musique religieuse et fut maître de chapelle à la cathédrale de Toulouse ; sa mère étudia au Conservatoire de Paris le piano avec Louise Farrenc et l'orgue avec César Franck. C'est donc de ses parents qu'il reçut sa première éducation musicale avant d'entrer dans la maîtrise de la cathédrale où il écrivit ses premières pièces. Il étudie ensuite au Conservatoire de Toulouse et obtient ses prix de solfège, piano et harmonie en 1894 (condisciple dans cette classe de Déodat de Séverac). L'année suivante, il remporte au Conservatoire de Paris son prix d'harmonie et travaille ensuite plusieurs années la composition dans la classe de Charles Lenepveu ; il côtoie Gabriel Dupont, Paul Ladmirault, Raoul Laparra, Roger-Ducasse mais surtout Maurice Ravel pour lequel Aymé Kunc garda une profonde admiration. Sa cantate Alcyone lui valut le Premier Grand Prix de Rome en 1902 et lui ouvrit les portes de la Villa Médicis, à Rome, où il se lie d'une solide amitié avec ses deux prédécesseurs Florent Schmitt et André Caplet. De ces quatre années passées en Italie, il gardera le meilleur des souvenirs. A son retour, en 1907, il se fixe à Paris et devient chef d'orchestre du Théâtre Apollo ; en 1911, sur la recommandation de Saint-Saèns, il écrit son unique opéra, Les Esclaves pour les arènes de Béziers.
       En 1914, il prend la direction du Conservatoire de Toulouse, qui, sous son impulsion, sera élevé au rang des meilleures écoles de France ; il s'attachera à reprendre les auditions de la Société des Concerts du Conservatoire, interrompus pendant la guerre, en créant à Toulouse de nombreuses oeuvres de ses contemporains. Un des sommets artistiques de sa carrière de chef d'orchestre fut la création de la Tétralogie et Parsifal de Richard Wagner en 1927 et 1928, dont le retentissement dépassa largement le cadre toulousain, si bien que Jacques Rouché, directeur de l'Opéra de Paris lui proposa un poste de chef d'orchestre qu'il refusa pour rester dans sa ville natale. Jusqu'en 1944, année de sa retraite, il dirigera plus de deux cents concerts et assurera plus particulièrement les premiers concerts radiodiffusés, en 1926, par Radio-Toulouse. S'adonnant à sa passion pour l'alpinisme, il gravit de nombreux pics dans les Pyrénées jusqu'à un âge avancé.
     En 1949, Aymé Kunc a été élu, à l'unanimité, Correspondant de l'Institut à l'Académie des Beaux-Arts, à la place de Guy Ropartz, élu Académicien titulaire. Travaillant jusqu'à sa mort, le 13 février 1958 à Toulouse, il révisa plusieurs de ses pièces pendant les quatre dernières années de sa vie.