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La place d’Aymé KUNC

dans la musique française

 

 

 

    

     La France redécouvre, et même découvre en ce moment son patrimoine musical des années 1870/1920. C’est une des époques les plus riches au niveau artistique de par la diversité et la qualité des nombreuses œuvres produites. Les compositeurs qui firent le choix d’une carrière en province étaient formés dans les grandes écoles parisiennes et surent rester, plus que par le passé, en contact avec l’évolution musicale, grâce aux moyens de communication qui se développaient. Certes, une renommée nationale et internationale dépendait d’une carrière parisienne (grands lieux de concerts, presse, édition…) ce qui explique que de nombreux compositeurs, autrefois considérés comme de « petits maîtres », eurent une audience uniquement locale. Or, nous prenons conscience aujourd’hui de la richesse qu’ont pu apporter tous les mouvements régionalistes nés à cette période et nous pouvons redonner à certains de ces musiciens une place de choix dans le panorama musical français.

     Aymé Kunc vécut au moment où le langage musical fut le plus évolutif. Il connaissait parfaitement ce qui se faisait autour de lui car il dirigea à Toulouse, en première audition, de nombreuses partitions de jeunes compositeurs modernes : Ravel et Schmitt à ses débuts, Dutilleux à la fin de sa carrière, par exemple. Pour sa part, les maîtres qui l’influencèrent furent de grandes figures musicales : Debussy et Fauré ; mais César Franck resta certainement celui qui marqua le plus son langage. Dans les œuvres de Kunc, ces influences, à l’exemple des grands compositeurs, sont assimilées, c’est à dire que Kunc resta toujours personnel et qu’il sut forger un style.

     En tant qu’interprète et chef d’orchestre, il tint à composer des programmes équilibrés qui offraient l’écoute des grandes œuvres classiques et celles des plus modernes de ses contemporains, y compris étrangers (Mahler, Prokovief, etc.), faisant preuve de plus de diversité que nombre de ses contemporains. Toulouse bénéficia donc, sous son impulsion, d’un accès à la musique particulièrement éclectique.

 

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