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Rôle d’Aymé KUNC

dans la vie culturelle toulousaine

     

  

Dans la première moitié du XXe siècle, la vie culturelle à Toulouse était bien différente de ce qu’elle est devenue actuellement. Éloignée de Paris, elle conservait un caractère original et provincial.

L’opéra au théâtre du Capitole gardait traditionnellement la faveur des différentes couches de la population et de nombreuses chorales développaient l’art du chant. Il existait depuis le XIXe siècle la Société des Concerts qui à l’instar des orchestres symphoniques parisiens donnait une saison de concerts chaque année.

Dès la fin de la guerre 14-18, Aymé Kunc en assura la direction durant toute sa carrière, élevant le niveau jusqu’à celui des grandes formations, faisant venir les meilleurs solistes, se montrant exigeant et sévère, pour offrir au public toulousain des concerts de grande classe, salués unanimement par la critique.

Les grands classiques, mais aussi les contemporains figuraient aux programmes ; ils offraient donc un panorama très complet, permettant au public une éducation musicale de haut niveau, correspondant à celle dispensée au Conservatoire dont Aymé Kunc avait fait l’un des meilleurs de France

De nombreux élèves firent ensuite une grande carrière tant dans la musique que l’opéra, l’art dramatique, telle la célèbre équipe du Grenier de Toulouse (Sarrazin, Sorano …), Mady Mesplé, Louis Auriacombe, Louis de Froment …

Aymé Kunc ne dirigeait pas l’Opéra mais fit cependant sensation en montant au théâtre du Capitole en 1928 la « Tétralogie » et « Parsifal » de R. Wagner.

Dans la vie toulousaine, on faisait appel à lui, dès que se préparait un événement musical important, par exemple il écrivit « l’Hymne des Ailes » pour l’inauguration du monument à Clément Ader, œuvre du sculpteur Landowsky ou la cantate pour le « Couronnement de Dante » à l’Hôtel d’Assezat.

Les exercices-concerts du Conservatoire, les concours attiraient un nombreux public de mélomanes.

Lorsque fut créé l’Orchestre de la Radio à Toulouse, il fut souvent appelé à le diriger, même dans les années qui suivirent sa retraite.

 

 

 

 

 

 

 

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