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ÉVÈNEMENT MUSICAL

 

Durant l’année 2008 ont eu lieu de nombreux concerts et manifestations pour commémorer le CINQUANTENAIRE du DÉCÈS d’Aymé KUNC (13 février 1958).
Les principales œuvres exécutées lors de ces concerts ont été rassemblées dans un CD dédié à Aymé Kunc intitulé :
Festival du Cinquantenaire
Légende - Musique de chambre

  
Il est édité par les soins de la firme suoni e colori dont le catalogue comporte déjà le CD des « Quatuors à cordes » et celui des « Pastorales pour violon et orchestre symphonique » d’Aymé KUNC. Nous avons eu le plaisir de présenter ce CD lors d’un « Evènement musical » qui s'est tenu le :
Mercredi 27 mai 2009 à 18h00
au grand Foyer du théâtre du Capitole de Toulouse

 Avec le concours des principaux interprètes :
          Clara Cernat  (violon et alto)
          Thierry Huillet  (piano)
          Thérèse Dussaut  (piano)
          Sandrine Tilly  (flûte)
qui ont joué quelques extraits des œuvres figurant dans le CD.
     
Une souscription a été ouverte pour la diffusion de ce CD qui sera aussi disponible en dehors de cet évènement au prix de 15 euros.
Des bons de Commande sont disponibles auprès de l’Association Aymé Kunc.


 13, rue Ingres - 31000 Toulouse
Tél. : 05 61 62 99 03
"Légende" d'Aymé Kunc (Alto et piano - morceau intégral, enregistrement live) peut-être écouté sur le site de Clara et Thierry Huillet : http://www.claracernatthierryhuillet.com/duo.html
ou en cliquant   ici

Sur le site de ClassicToulouse, on a pu lire l'article de Serge Chauzy que nous reproduisons ci-dessous.


L’hommage mérité à Aymé Kunc

En 2008 a été célébré le cinquantenaire de la disparition d'un compositeur contemporain de Ravel qui fut pendant trente ans, de 1914 à 1944, le directeur du Conservatoire de Toulouse auquel il conféra un lustre particulier : Aymé Kunc. Par ailleurs, Aymé Kunc anima la vie musicale de sa ville de naissance avec discernement et audace.
Il obtint le Premier Grand Prix de Rome en 1902, avec sa cantate Alcyone. En 1927 et 1928, il fut l'artisan de la création à Toulouse de La Tétralogie et de Parsifal, de Wagner. Jusqu'à son décès, survenu le 13 février 1958, il composa et révisa sans cesse son œuvre. La musique vocale, notamment pour chœur, y tient une place de choix aux côtés d'un bel ensemble de partitions de musique de chambre. S'il n'a pas composé de symphonie au sens strict, il n'en a pas moins conçu quelques grandes partitions pour orchestre, avec souvent instruments solistes.
L'Association Aymé Kunc a beaucoup œuvré pour la réhabilitation d'une œuvre qui mérite bien mieux que l'oubli dans lequel elle était tombée. Enregistré au cours des concerts commémoratifs du 13 février et du 29 avril 2008, le présent programme rassemble quelques unes de ces belles pièces de musique de chambre dans lesquelles excellait le talent d’Aymé Kunc. La « Sonate pour violon et piano », la « Légende pour alto et piano » ainsi que la « Pièce pour alto et piano », ont toute leur place aux côtés des musiques de César Frank ou Gabriel Fauré. Leur lyrisme, la poésie qu'elles déploient, l'intensité expressive de leur développement sont ici admirablement servis par la violoniste et altiste Clara Cernat et le pianiste (et compositeur lui-même) Thierry Huillet, dont les jeux fusionnent dans la diversité. Sandrine Tilly, flûte solo de l'Orchestre du Capitole, est la brillante soliste des « Quatre pièces pour flûte et orchestre de chambre » : finesse et fluidité du jeu font merveille. Enfin les deux « Simples chansons » retrouvent le toucher ferme et léger à la fois de Thérèse Dussaut. L'Orchestre de Chambre de Toulouse, dirigé par Gilles Colliard, apporte sa contribution raffinée aux deux œuvres que la plupart des auditeurs découvriront avec bonheur.

 Serge Chauzy

 

Vous pourrez aussi voir sur le site de ConcertoNet ou lire ci-après la présentation du CD par Sébastien Foucart

   
 The Classical Music Network

  
 07/28/2009
Aymé Kunc: Sonate pour violon et piano – Légende pour alto et piano – Pièce pour alto et piano – Quatre pièces pour flûte et orchestre de chambre – Simples chansons pour piano et orchestre de chambre
Clara Cernat (violon, alto), Thierry Huillet (piano), Sandrine Tilly (flûte), Thérèse Dussaut (piano), Orchestre de chambre de Toulouse, Gilles Colliard (direction)
Enregistré en public à l’Auditorium Saint-Pierre-des-Cuisines, Toulouse (13 février et 29 avril 2008) – 75’17
suoniecolori SC253462 (distribué par Intégral)

Connaissez-vous Aymé Kunc (1877-1958) ? Né et mort à Toulouse, il ne se sera guère fait connaître en dehors de la Ville Rose dont il dirigea le Conservatoire de 1914 à 1944 et où il exerça une activité de chef d’orchestre. A l’époque, il n’était pas facile, pour un compositeur français, d’acquérir une notoriété internationale en restant éloigné de Paris et en se souciant aussi peu de la diffusion de ses œuvres. Aymé Kunc, à ne pas confondre avec son frère Pierre, bien connu des organistes, se forma néanmoins au Conservatoire de la capitale où il fréquenta Dupont, Ladmirault, Laparra, Roger-Ducasse et surtout Ravel. Il a eu plus de chance que ce dernier dans la mesure où sa cantate Alcyone lui a permis de séjourner à la Villa Médicis. L’année dernière, à l’occasion des cinquante ans de sa disparition, une série de manifestations fut organisée (concerts, conférences, expositions) dont cette publication, dotée d’une notice complète (en français et en anglais), constitue le reflet.


La Sonate pour violon et piano (1895) date des études parisiennes: interprétée avec conviction par Clara Cernat et Thierry Huillet, elle dénote nettement l’influence de Franck et de Fauré. Si elle accuse quelques maladresses, cette œuvre remarquable, débordant de notes et de lyrisme témoigne d’un solide métier. La Légende pour alto et piano (1931) ne manque pas de souffle non plus. Au départ écrite pour quatuor à cordes, elle a été adaptée pour alto et orchestre puis alto et piano, réduction de la version précédente - à la fin de sa vie, Kunc révisait nombre de ses partitions. Une brève page sobrement intitulée Pièce (1916), également pour alto et piano, constitue un morceau de concours dans le style fauréen.

Le reste du programme permet de découvrir deux œuvres pour soliste et orchestre de chambre. La curieuse partie de piano de Simples chansons (1900), défendue par Thérèse Dussaut accompagnée par l’Orchestre de chambre de Toulouse, se caractérise par une rythmique et une allure incertaines. Au départ conçues comme épreuve de déchiffrage (1916 et 1921), développées une vingtaine d’années plus tard, les Quatre pièces pour flûte et orchestre de chambre (avec Sandrine Tilly) montrent davantage de logique interne. Elles résument l’art d’Aymé Kunc, fait de charme, de finesse et de clarté, des vertus, somme toute, bien françaises.

Ce disque, qui révèle un compositeur habile, devrait susciter l’intérêt des inconditionnels de la musique française de la première moitié du siècle dernier ainsi que des infatigables curieux, d’autant plus que la réalisation instrumentale n’appelle aucune réserve majeure.

Sébastien Foucart

 

Enfin, la revue CLASSICA  – n° 115 septembre 2009 a publié sous la plume de Jacques Bonnaure dans la rubrique " LES CD DE A Á Z " l'article suivant :
 
Aymé
Kunc
(1877 - 1958)
****      
Sonate pour violon et piano. Légende pour alto et piano. Pièce pour alto et piano. Quatre pièces pour flûte et orchestre de chambre. Simples chansons pour piano et orchestre de chambre.
Clara Cernat (violon, alto), Thierry Huillet (piano), Sandrine Tilly (flûte), Thérèse Dussaut (piano), Orchestre de chambre de Toulouse, dir. Gilles Colliard

Suoni a colori SC253462
(intégral). 2008. 75'
Nouveauté 1º         
Prise de son très naturelle.


Aymé Kunc fait partie de ces compositeurs que leur vie professionnelle a tenus loin de Paris, et dont le renom a souffert de cet éloignement. Toulousain de naissance, il resta fidèle à sa ville, dirigea le Conservatoire pendant trente ans, et en fit une école de premier plan. Il dirigea de nombreux concerts, promut de nouveaux compositeurs, produisant au Capitole une célèbre Tétralogie. Sa musique nous donne l'idée de ce qu’aurait pu être le style français si Debussy n'avait pas existé. D'une certaine manière, on peut considérer Kunc, au moins dans sa jeunesse, comme un successeur de Saint-Saëns. Comme lui, il a le goût des formes claires et des solides architectures, avec cependant un peu plus de mystère et de poésie intime, un aspect qu’il développera avec le temps. A l'occasion du cinquantenaire de sa mort, d'excellents musiciens toulousains ont produit cette anthologie. On y trouve une Sonate pour violon et piano (1895) absolument remarquable qui devrait rester au répertoire, tant elle dénote un tempérament équilibré et une généreuse inspiration; une émouvante Légende (1931) et une Pièce pour alto et piano (1916). Enfin, Quatre pièces pour flûte et orchestre, qui partagent avec les Simples chansons pour piano et orchestre de chambre un charme poétique très délicat.
Les interprètes sont tous de qualité mais l'on notera le grand talent de Clara Cernat, violoniste et altiste, professeur au Conservatoire de Toulouse, qui sert fort bien le charismatique ancien directeur de son établissement.


Jacques Bonnaure